Et non, ce n’est pas le thème d’une soirée organisée par une discothèque de Biscarosse mais bien le retour des mystérieuses mousses qui viennent envahir les plages de Biscarosse chaque année à la même période, apportant leur lot d’inquiétudes et d’interrogations…
Sauf que cette année nous allons enfin tout savoir sur ces mousses (qui autrefois furent marrons et sont devenus blanches depuis peu).
En effet, soucieux de transparence et de recherche de vérité et afin de lever les doutes et les accusations portés vers le Wharf de la Salie, le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon), en charge de la qualité des eaux du Bassin et de l’assainissement des eaux usées avant leur rejet en mer, a mis en place une procédure d’analyse à la disposition du Comité de Vigilance de Biscarosse.
Alors phénomène naturel ou conséquence d’une pollution ? nous le saurons bientôt.
Car depuis cet été et tous ces scandales à répétition largement médiatisés su le plan national (Wharf, Usine Smurfit, décharge d’Audenge, polémique autour de l’émission Thalassa, etc…), il semble que les choses évoluent dans le bon sens.
Tout d’abord il y eu la CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) qui a permit aux élus, scientifiques, ostréiculteurs et associations du Bassin de mettre en commun leurs informations et leurs recherches.
Il y a un certain nombre d’initiatives du SIBA en collaboration avec les associations et les ostréiculteurs pour savoir si les rejets en mer du Wharf ont effectivement un impact sur la qualité des eaux du Bassin et sur les huîtres.
Puis, il y a eu plus récemment le projet de Parc Marin, qui fut soutenu par le candidat aux élections législatives anticipées François Deluga (maire du Teich), attaqué sur ce thème par son adversaire politique Yves Foulon, maire d’Arcachon.
Ce dernier, qui a perdu les élections, continuait lors d’une récente réunion au SIBA a agiter l’épouvantail d’un Parc Marin non maîtrisable qui enlèverait toute liberté d’utilisation du plan d’eau.
Michel Sammarcelli, maire du Cap Ferret et Président du SIBA, que j’ai souvent attaqué sur mon blog à propos du Wharf de la Salie, a fait une déclaration très forte qui me redonne espoir quand à l’avenir du Bassin :
« La politique pollue. Nous sortons d’une période qui en a déchiré plus d’un. Le parc naturel marin est une chance. Je souhaite qu’on regarde devant »
(relevé dans les colonnes de Sud Ouest du 08.12.2008)
Sur Radio Côte d’Argent, à l’issue de cette même réunion, évoquant l’urbanisme et une démographie galopante, il a affirmé que l’on était allé trop loin sur le Bassin et que l’on entrait dans une nouvelle ère.
Cette prise de conscience, qui ne date sûrement pas d’hier mais qui est clairement exprimée aujourd’hui, est un signe très fort d’une volonté de chercher enfin des solutions afin d’éviter le pire à cet environnement si fragile.
Les cris d’alerte des uns et des autres ont donc fini par payer.
Mais restons vigilants…
Je suis ravi de ce vernissage.
Malgré une météo dissuasive, vous étiez nombreux à avoir fait le déplacement au restaurant Haitza pour vivre ce moment photographique.
Nico, Edouard et Stéphane Epeldé, gérants des lieux, s’étaient démenés toute la semaine pour transformer cette terrasse couverte en petite galerie accueillante, simple et conviviale.
J’espère donc que vous avez apprécié ce petit vernissage et que vous avez passé un bon moment.
Je remercie tout particulièrement ceux qui ont fait le déplacement depuis Bordeaux et qui ont bravé la tempête pour être parmi nous.
Merci également à Marceaux Bonnecaze de Sud Ouest et Jean-Baptiste Lenne de la Dépêche du Bassin qui sont venus pour un petit article.
Toutes les photos de la collection Automne 2008 sont de retour dans ma galerie dès aujourd’hui.
Le prochain vernissage aura lieu en Avril ou Mai. Je vous présenterai alors les photos retenues du voyage à Cape Cod et New York.

Michel Boudigues, pilote d’ULM, discute avec Jean_jacques Marvielle, architecte.

Nathalie Lavarda, artiste-peintre, rêve de ciel bleu…

Mathieu Cabaussel, créateur du « sentier des résigners » à la Salie, observe les estey de l’Ile aux Oiseaux

Michel Boudigues, pilote, et Xavier Hessel, érudit du Bassin

La date et le lieu sont enfin fixés !
Vous êtes donc invité au vernissage de la collection Bassin d’Arcachon, lumières de l’automne 2008 qui se déroulera le samedi 13 décembre de 18h30 à 20h30 au restaurant-bar de Nico, Steph et Edouard : HAITZA, place Louis Gaume (juste avant la Corniche, sur la droite), Pyla sur Mer – tel: 05 56 22 92 99.
Un cocktail et une dégustation d’huîtres et de tapas vous y attendent dans une ambiance simple et décontractée. Venez avec qui vous voulez !
Pour celles et ceux qui voudraient poursuivre la soirée sur place, l’équipe de Haitza vous propose, en plus de la carte habituelle, un menu spécial pour 20 € :
Tajine
Pain perdu façon Haitza
1/4 de vin par personne (Chateau Lataste Beausejour)
Si vous êtes certains de venir, que ce soit au cocktail ou au diner, merci de me confirmer votre présence par mail afin de faciliter l’organisation.
Dès mardi 16 décembre, les photos seront visibles et disponibles à la vente dans ma galerie, 13 avenue Gambetta à Arcachon.
Venez nombreux !
Dans quelques jours (à priori le 12 ou le 13 décembre) vous serez invités au vernissage de ma nouvelle collection de photos du Bassin.
J’ai réalisé les prises de vues en septembre, juste avant mon départ pour les USA.
Au programme : la Dune du Pilat, le Banc d’Arguin, l’Océan et les régates de bateaux traditionnels.
Pour visionner la collection, cliquez ici !

Stéphane Scotto (à gauche) et René Capo, du Comité de Vigilance de Biscarosse (à droite sur la photo), dans les locaux de Radio Fréquence Grands Lacs.
L’interview menée par Hervé Delrieu et enregistrée hier sur le thème de l’environnement et de la polémique autour de l’émission de Thalassa, est disponible à l’écoute sur le site de FGL en cliquant ici.
Vous pourrez également entendre les réactions de René Capo du Comité de Vigilance de Biscarrosse.
La deuxième partie concerne un sujet plus détendu: mon voyage à Cape Cod et l’élection de Barack Obama depuis Times Square à New York.
Pour l’écouter, cliquez ici.
Je serais aujourd’hui dans les studios de Radio Fréquences Grands Lacs à 15h30 pour évoquer avec Hervé Delrieux mon voyage à New York et à Cape Cod.
Nous parlerons également de la polémique autour de l’émission de Thalassa.
Pour ceux qui habitent dans les Landes, la fréquence de FGL est :
Plages Océanes : 98.3
St Eulalie en Born: 93.7
Nord des Landes: 89.3
Mimizan et littoral: 91.1
Grand Dax: 94.7
Pour tous les autres, vous pourrez écouter l’émission sur le site de FGL.
La rédaction de Thalassa gardera un mauvais souvenir de son passage sur le Bassin d’Arcachon et je doute fort qu’ils ne reviennent de sitôt…
Une incroyable polémique sème désormais le trouble entre candidats aux législatives, ostréiculteurs, associations de défense de l’environnement et milieu de la presse et des médias.
Les faits sont très bien relatés dans cet article du journaliste Jacky Sanudo dans le Sud Ouest d’aujourd’hui:

A lire aussi, l’article sur le site de telerama
Faisant moi même parti de cette émission et me retrouvant au final seul à attirer l’attention sur les problèmes environnementaux du Bassin (ma modeste intervention de 30 secondes concernait une fois de plus le Wharf de la Salie Sud…), je tiens à apporter certaines informations complémentaires qui vous aideront peut-être, chers lecteurs, à vous faire une opinion.
Car figurez vous que j’ai eu aussi affaire au reportage intitulé « Bassin d’Arcachon, le dossier noir de la plaisance »…
En effet, j’avais été contacté courant août par le réalisateur Jean Marie Barère pour faire partie de cette « mini-enquête » qui lui avait été commandé par la production de Thalassa. Mon engagement environnemental tout récent était parvenu à ses oreilles et je devais donc être le fil conducteur de ce sujet, l’amenant à bord de mon bateaux à la rencontre des intervenants sur différents lieux du Bassin.
Avant de définir la date du tournage nous avons eu un grand nombre de conversations téléphoniques, parfois interminables, pendant lesquelles je lui expliquais ma vision du problème et tentais de m’assurer que mon intervention dans son reportage permettrait d’établir une balance équilibrée entre les problèmes, les solutions, et les perspectives d’avenir.
Mon souhait était de mettre en avant un certain nombre d’initiatives positives et de faire passer un message d’encouragement aux élus du Bassin qui sont conscients du problème mais qui, selon moi, manquent peut-être encore de créativité, de curiosité et de réactivité.
Parmi ces bonnes initiatives :
– le quai patrimoine au Port d’Arcachon, qui pourrait se populariser,
– encourager la plaisance traditionnelle, la voile, notamment par des places au port à tarifs attractifs et prioritaires pour les voiliers,
– développer et encourager la location de bateaux sans antifouling,
– restreindre l’accès aux sites sensibles dans les quelques week ends d’affluence excessive, par exemple en autorisant l’accès au Banc d’Arguin uniquement aux bateaux les moins polluants,
– encourager et trouver des financements pour aider les constructeurs de bateaux électriques et écolos comme la Tillole visible au port de la Teste.
Nous étions donc mi août et pour cette après midi de tournage à bord de mon zodiac le réalisateur allait d’abord faire ses images à l’Ile aux Oiseaux, interviewer des plaisanciers, interroger un chercheur qui venait à peine de commencer une étude sur le sujet, puis ce serait à mon tour d’argumenter.
Après 3 heures de tournage c’était à moi de parler.
Pour évoquer tous mes arguments je m’étais mis a proximité du Bac à Voile « Mallet » qui faisait des cercles autour de mon zodiac. Je pensais que cette image était celle qu’il faudrait retenir à la fin de ce reportage. Mais mon interview tourna au vinaigre. Je senti que le réalisateur n’avait que peu d’intérêt pour mes propos et qu’il y avait peu de place pour une note positive dans ce reportage. Je décidais alors de couper court à ce tournage en débarquant l’équipe sur le quai.
J’exigeais du réalisateur de ne pas figurer dans son « enquête », et afin de m’en assurer, je contactais le lendemain par téléphone le rédacteur en chef de Thalassa qui me rassura sur ce point.
Je sentais que ce sujet délicat n’était pas abordé d’une manière équilibrée. On allait montrer du doigt les bateaux à moteur et les jets ski comme des coupables, comme on montre les « méchants » propriétaires de 4×4, et faire l’impasse sur les possibilité intelligentes d’inverser la tendance et de revenir à une navigation plus sereine et mieux adapté à cet environnement fragile. On allait dénoncer un Bassin pollué par les plaisanciers alors que les journées d’affluences critiques se comptent sur les doigts d’une main…
Je n’ai pas eu la chance de pouvoir visionner ce reportage mais je peux comprendre la réaction violente et expéditive d’Olivier Laban, le nouveau président du syndicat ostréicole du Bassin quand il a exigé de visionner le documentaire, la veille de l’émission.
Mais alors… et la liberté d’expression dans tout ça ?
Facile à dire quand on n’est pas un ostréiculteur à un mois des fêtes de fin d’année…
Il faut aussi se mettre à leur place. Un métier de plus en plus difficile, exercé sous un climat politique local extrêmement tendu, une usine de carton ondulé au comportement douteux, une jetée en ferraille suspectée de polluer les eaux et toujours cette satanée souris qui apparaît comme une épée de Damoclès au dessus de leur tête.
Alors que faire de ce reportage ?
Liberté d’expression et indépendance de la presse ou protection d’une activité professionnelle en danger ?
Pour ma part, le choix sera toujours la liberté d’expression, garante de la démocratie.
Puisque ce reportage a été commandé et validé par Thalassa il aurait dû être diffusé.
Olivier Laban aurait pu argumenter et démonter le reportage en direct sur le plateau. Les blogs et internet se seraient chargés du reste.
Le dialogue et l’échange, même viril, plutôt que la censure. C’est la moins pire des solutions.
Quel dommage que ce reportage ait été tourné mi août quand tout allait mal sur le Bassin et diffusé 3 mois plus tard… quand tout va bien.
Quand au contexte politique lié aux législatives de demain : de la pure parano de la part des deux candidats impliqués dans cette polémique.
Cette histoire de déprogrammation de reportage me trouble au point que j’ai déjà changé d’avis sur la question trois fois depuis hier midi… et vous ?
Dès aujourd’hui les équipes de Thalassa et de France 3 s’activaient sous la grande halle de l’Aiguillon du Port d’Arcachon pour préparer le plateau de l’émission qui sera diffusée en direct demain soir.
Au programme et à ne pas manquer : le portrait d’un pêcheur d’anguilles au domaine de Certes, un sujet sur l’impact de la plaisance dans l’environnement marin, une excursion à Vancouver au Canada, et… les « sentinelles du littoral » avec le coup de gueule de la semaine (qui portera sur un sujet que les lecteurs de mon blog commencent à bien connaître…).
Thalassa, France 3, vendredi 21 novembre à 20h45.