A toutes et à tous, je vous souhaite une très bonne Année 2013 !
J’ai pris cette photo lors du dernier vol ulm de l’année 2012 effectué avec Michel Boudigues le 31 décembre. Ce fut un vol amical et donc sans appareil photo, juste pour le plaisir de survoler le Bassin ensemble. Mais quand nous avons survolé le Banc d’Arguin je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer mon iphone et de photographier ce coeur qui vient de se former à l’extrémité sud du Banc d’Arguin.
A très vite en 2013 pour de nouvelles aventures photographiques !
Dans quelques jours ce sera Noël. Je prédis de la neige sur le Bassin 😉
Si vous cherchez des idées de cadeaux j’ai ce qu’il vous faut :
Mes livres et calendriers sont disponibles chez tous les libraires et points presse du Bassin, certaines grandes surfaces et bien sûr à la Galerie Letessier où j’expose mes photos. Si vous habitez à Bordeaux, vous trouverez mes livres chez Mollat.
Il est encore temps de me les commander par mon site, la livraison EST OFFERTE ! et vous pouvez me demander une dédicace personnalisée.
Je vous rappelle que mon dernier livre « Mon Petit Paradis » n’est qu’à 20 € et constitue donc un petit cadeau luxueux et original.
« Balade en Altitude » (49 €) était en rupture depuis quelques mois mais il est à nouveau disponible à la vente (notez que le DVD n’y est plus mais tous les reportages qu’il contenait sont désormais visibles gratuitement sur Dailymotion.)
Quant à mon premier livre « Rencontre avec la lumière » il n’en reste plus que quelques-uns en stock et uniquement disponibles sur mon site internet (49 €).
Concernant les calendriers, si vous souhaitez acquérir le spécial « Full Moon » dépêchez vous, il n’y en aura bientôt plus et c’est donc l’ultime moment de posséder ce recueil de photos originales montrant le Bassin éclairé comme en plein jour par la seule lumière de la Pleine Lune ! Les amoureux du Bassin qui ne l’ont pas le regretteront plus tard, c’est certain.
Quant à mes photos, que vous étiez nombreux à m’acheter chaque année au moment de Noël, elles sont toujours disponibles à la Galerie Letessier. Nous avons mis en place des promos pour cette période, donc profitez-en ! (par exemple, il y a des livres et calendriers offerts pour tout achat de photo mais aussi des remises pouvant aller jusqu’à -50 % pour les photos sur plexiglass !
Les horaires de la Galerie sont : Mardi, Jeudi, Vendredi et Samedi, uniquement les après-midi de 14h à 18h (oui je sais c’est restrictif mais malheureusement je n’y peux rien…) Ventes possibles sur rdv pour celles et ceux qui ne pourraient pas se libérer pendant ces horaires. Je peux être présent pour vous aider dans vos choix, il suffit de me prévenir avant ! Tel : 06 61 63 52 62
Après les fêtes, je vous expliquerai quels sont mes projets pour 2013. En attendant, je vous souhaites de passer de bonnes fêtes de fin d’année en famille et entre amis.
Cela faisait 7 ans que je ne m’étais pas rendu au Salon de la Photo à Paris.
Je n’en ressentais pas vraiment le besoin puisque j’avais choisi de m’investir à 100 % dans mon propre domaine, une « niche » comme on dit, avec du matériel argentique moyen format déjà éprouvé, qui parvient à traverser fièrement les épreuves du temps sans se soucier des évolutions techniques désormais permanentes.
Mais cette année est différente des autres.
Outre les bouleversements survenus récemment dans ma propre activité, je ressent plus que jamais un profond malaise dans la profession.
Jamais l’évolution du matériel numérique et des réseaux sociaux n’aura eu autant de conséquences, positives ou négatives, chez les photographes professionnels, avec, cerise sur le gâteau, une crise qui n’en finit pas…
Ce métier est en train de changer. Et les règles sont désormais à re-définir.
C’est pourquoi j’ai décidé d’aller passer un peu de temps au Salon, Porte de Versailles à Paris.
Quelles sont les nouvelles tendances ? quel matériel pourra désormais répondre aux nouveaux besoins des photographes ? vers quelles spécialités devons-nous nous tourner ?
Tant de questions auxquelles j’espérais trouver des réponses, ou du moins quelques pistes…
Me voici donc à l’entrée du Salon vendredi matin, au 2 ème jour d’ouverture, accompagné de l’ami parisien ET ferret-capien : le très célèbre Jacques Froissant, bloggeur du bassin avec le blog du cap-ferret et, accessoirement, fondateur de altaide.
La particularité du Salon de la Photo est qu’il n’y a pas de journée réservée aux professionnels. Je découvre donc des allées et des stands remplis de photographes amateurs, pour la plupart constitués de ceux que les marques de matériel photo appellent les « experts ». En général ces amateurs en savent plus que les vendeurs eux mêmes car ils s’abreuvent de tests dans les magazines consacrés à la photographie. Et ils sont toujours ravis de monopoliser un vendeur pour lui prouver leurs connaissances. Je les appelle aussi les « fnaqueurs » (dérivé de Fnac).
Toutes les grandes marques sont là : Canon, Nikon, Fuji, Olympus, Sigma, Leica, Tamron, Hasselbald… d’autres sont représentées par leurs distributeurs multimarques. c’est par exemple le cas de Mamiya (la marque de mes appareils moyen format).
Il y a aussi toute une allée consacrée aux entreprises qui proposent le façonnage de livres et de books à partir de tirages numériques, comme Blurb qui avait un petit stand mais très bien animé par des jeunes compétents.
Il y a bien entendu un stand Adobe et un autre pour DXO, deux marques de logiciels incontournables, qui proposaient des démonstrations.
Puis, quelques stands d’accessoiristes sur lesquels je me suis attardé afin de dénicher ces petits accessoires qui nous manquent toujours au moment où on en besoin. Mais malheureusement je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant.
Il faut dire qu’avec tout ce monde il est difficile de se faire conseiller sur les stands. Les animateurs sont déjà fatigués au 2 ème jour et on les comprend, tellement ils sont assaillis par les « experts ».
Le photographe professionnel, qui lui doit trouver le temps de faire tous les stands, ne pourra pas faire la queue et en sera quitte pour trouver les renseignements sur la toile.
Je voulais notamment essayer le Fuji X Pro 1 : un appareil qui pourrait répondre à mes besoins quand je suis en voyage quand je souhaite prendre des photos sur le vif avec une qualité professionnelle. Autrement dit réaliser avec un véritable appareil ce que je fais régulièrement avec mon iphone et instagram ! Après avoir patienté 10 bonnes minutes pour approcher un modèle d’essai, je n’ai malheureusement pas pu trouver sur le stand Fuji de démonstrateur disponible. L’exemplaire que j’avais entre les mains était totalement déréglé et cela m’aurait pris un temps fou pour retrouver les fonctions et les comprendre. Il aurait aussi fallu que je puisse le tester avec d’autres optiques. Il s’agit tout de même d’un appareil qui vaut plus de 2000 € boitier nu !
Quel dommage que les marques n’aient pas pensé à déléguer un peu de personnel qui se serait consacré uniquement aux professionnels.
Au stand Hasselblad, il y avait une très belle Harley Davidson. On ne voyait qu’elle puisque les appareils, eux, étaient présentés dans des vitrines intégrées dans le comptoir et donc masquées par les badauds qui s’y étaient agglutinés. J’aurai trouvé intéressant qu’il y ait un studio équipé avec un photographe pouvant effectuer des démonstrations depuis la prise de vue jusqu’au traitement sur le logiciel dédié. Mais en ce qui me concerne, j’avais eu la chance qu’un représentant de la marque se déplace au printemps dernier sur le Bassin pour me faire essayer un modèle dans mes conditions de prises de vues habituelles.
Sur le stand Panasonic, deux rapaces bien vivants avaient été mobilisés pour servir de modèles aux « experts » qui pouvaient les prendre en photo sur les appareils montés sur pieds sur une estrade. Curieux…
Les coréens eux ont mis les moyens ! le stand Samsung est le plus grand, le mieux placé et le plus lumineux. Mais seulement voilà… il semble vide !
Juste en face, je retrouve avec plaisir le petit stand de mon imprimeur habituel : l’imprimerie Escourbiac, qui vient chaque année au contact des photographes professionnels. Mes livres du Bassin sont là aussi.
Chez Ricoh, une marque qui se bat depuis plusieurs années pour rebondir vers l’innovation, on présente des choses étonnantes comme un mur d’eau où les gouttes qui tombent créent des formes et des messages.
J’arpente les allées depuis une heure et je m’ennuies déjà… je tourne en ronds.
J’essaye de m’intéresser à quelques expos de photos et je suis surpris de constater qu’une des plus grandes superficie du salon est utilisée pour exposer des photos qui ne sont mêmes pas assez nettes pour supporter les formats de tirages présentés au public. Je n’ai pas trouvé une seule photo qui ait forcé mon admiration.
Heureusement, sur le stand Nikon, une voix attire mon attention. Il s’agit d’un jeune réalisateur qui donne une conférence sur le tournage en HD de son émission TV « Les Nouveaux Explorateurs » (Canal +) , avec du matériel photo. Il répond point par point à toutes les interrogations que l’on peut se poser sur l’utilisation récente de ce matériel pour de la vidéo ou du cinéma. Lui, il arrive à capter mon attention.
J’avoue que le sujet m’intéresse particulièrement…
Si l’évolution du matériel photo est effectivement en train de chambouler mon métier de photographe, il se pourrait également qu’elle me soit également salvatrice en me permettant de changer de cap. Où plutôt devrais-je dire revenir à mes premiers amours : le cinéma.
Car, comme vous le savez peut-être, c’est par cette passion du cinéma et de la vidéo qu’à commencé ma carrière professionnelle, il y a… plus de 22 ans !
Et justement, sur le Salon, j’ai rendez-vous avec une vieille connaissance : Lionel Fouré.
Il est le créateur et le très dynamique directeur et animateur de la web TV : VincennesTV.
Je suis né à Paris et j’ai vécu dans cette ville de Vincennes jusqu’à l’âge de 20 ans. Avec Lionel, alors que nous n’étions que des adolescents, nous tournions des courts métrages et des parodies d’émissions TV avec d’autres copains. Les hasards de la vie nous ont séparé et chacun a poursuivi sa route. Quelques 20 ans plus tard, grâce à Facebook, nous voici à nouveau réunis !
Lionel a insisté pour que je me prête à une petite interview qui s’est déroulée dans la bonne humeur qui retranscrit très bien l’ambiance de l’époque. Je vous laisse visionner cette rencontre fort sympathique (en trois parties)!
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xuyzzw_vincennes-du-boulevard-de-la-liberation-au-metier-de-photographe-stephane-scotto-raconte-depuis-le-s_creation[/dailymotion]
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xuz1fz_salon-de-la-photo-2012-toutes-les-tendances-et-nouveautes-de-la-porte-de-versailles-avec-stephane-sc_webcam[/dailymotion]
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xv134m_vincennes-stephane-scotto-un-talent-vincennois-qui-s-exporte-sur-le-bassin-d-arcachon_creation[/dailymotion]
La vidéo, le cinéma… c’est bien cela que je suis venu chercher sur ce salon. Depuis quelques temps, cette idée me trotte dans la tête. J’ai envie de m’y remettre à fond. J’ai surtout envie de réaliser et de produire. L’image figée ne me satisfait plus. Ce n’est pas pour rien que mes deux premiers livres étaient accompagnés d’un DVD avec des petits reportages, ce n’est pas pour rien non plus que je me porte toujours volontaire pour donner un coup de main sur le court métrage d’un copain, et ce n’est pas innocent si je vous propose régulièrement de visionner sur ma page facebook et mon compte Dailymotion des petits clips complémentaires à mes prises de vues photographiques. Cette passion ne m’a jamais quitté et j’ai toujours souffert de ne pas avoir pu m’épanouir dans la réalisation. A 13 ans, je me voyais en futur Spielberg ! ce n’est pas le genre de rêve qui peut s’oublier.
Maintenant, avec toute l’expérience acquise dans le cadrage, la composition, le style que je me suis forgé, et toutes les expériences que m’ont offerte la vie, je me sens enfin prêt… mais la route est encore longue et le terrain sera certainement très accidenté.
En poursuivant mes déambulations dans les allées bruyantes du Salon je rencontre quelques confrères : Philippe Maltète ami et photographe installé à Bordeaux, Frédéric Ruault, photographe à Arcachon, et Alexandra et Désirée, deux soeurs qui ont monté avec leur associé Toma Eloli une société de production web/vidéo à Bordeaux : « La Maison du Bonheur ». Elles viennent notamment de signer la vidéo bande annonce de la première conférence TedX de Bordeaux qui se déroulera le 1 er décembre prochain.
Je suis bien sûr allé saluer les fondateurs du magazine « Profession Photographe » et organisateurs du concours de la Meilleure Photo de l’Année sur leur stand. Et juste à côté, sur le stand de l’UPP (Union des Photographes Professionnels) j’ai passé un peu de temps à discuter sérieusement avec Philippe Roy, le Président de la section Aquitaine-Charente. Nous nous sommes promis de re-dynamiser le groupe avec des réunions plus fréquentes sur des thèmes plus optimistes.
Au final, le Salon de la Photo 2012 m’a un peu déçu. Je n’y ai pas trouvé grand chose de novateur et d’enthousiasmant, et j’y ai ressenti une atmosphère angoissée, voir tendue sur les stands de matériels destinés aux professionnels . Un pessimiste latent qui reflète très bien une période pleine d’interrogations pour la grande majorité des photographes.
Et bien voilà, ça y est ! Mon nouveau livre « Mon petit Paradis » et les deux calendriers 2013 sont disponibles dans tous les points de ventes du Bassin ainsi que par la vente en ligne sur mon site internet (frais de port offerts et dédicaces sur demande).
J’espère que vous apprécierez ce petit livre à la finition irréprochable, parfait pour un petit cadeau ou pour emmener votre « petit paradis » partout avec vous.
Livre : 20 €
Calendrier : 15 €
Les points de vente du Sud Bassin :
Arcachon : Librairie Générale, Librairie Thiers, Comptoir de la Mer, Galerie Letessier, Le Petit Mouss, Le Fontenoy (Abatilles) / La Teste : Le Bar de l’Océan (rond point de l’ermitage), Chez Thierry (à côté du Bal à papa), Librairie Lastenet (rue du Port), Culture Plus / Biganos : Culture Plus
Les points de vente du Nord Bassin :
Andernos: Maison de la Presse, Librairie Le Jardin des Lettres, Comptoir de la Mer / Ares : Espace Culturel Leclerc / Claouey : maison de la Presse à côté de Super U / Petit Picquey : l’Oasis / Le Canon : Maison de la Presse Ferrand Meynard / Cap Ferret : Maison de la Presse et Alice
Les points de vente de Bordeaux seront livrés dans les jours prochains…
Si vous n’êtes pas sur le Bassin, n’hésitez pas la vente en ligne via mon site internet (rubrique « books ») – paiement CB sécurisé via Paypal – ou par chèque adressé à Grand Angle Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras. J’offre les frais de port y compris pour les USA, le Canada, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et de nombreux autres pays du Monde.
Il y a 3 semaines, alors que mon livre « J’ai rêvé du Bassin » était en phase de finalisation de la maquette, j’ai dû prendre une difficile décision: annuler la sortie de cet ouvrage ambitieux et la reporter à une date ultérieure. C’est le contexte économique très préoccupant en Europe pour les mois à venir qui m’a conduit à ne pas investir la somme exorbitante que représente un livre d’un tel format, au risque de ne pas rentrer dans mes frais avant le mois d’octobre, ce qui m’aurait mis dans une situation embarrassante.
Il n’était pas question pour autant de ne rien faire. J’ai donc rapidement réfléchi à une autre possibilité : sortir à la place un petit livre qui me trottait dans la tête depuis déjà quelques temps. Un petit livre composé uniquement de photographies, les plus belles, très bien imprimées, sur du très beau papier, avec une jolie couverture, qui en ferai un petit objet collector southafrica-ed.com. Comme d’habitude j’ai pu compter sur les conseils d’Olivier Gaudefroy de l’imprimerie Escourbiac, et une fois la décision du format prise, j’ai travaillé jour et nuit pendant deux semaines pour réaliser la mise en page. Ce livre est au format 13×21 cm à l’italienne. Il fait 208 pages pour une épaisseur de 4 cm. La couverture est toilée et les titres sont gravés dans la toile. Il y aura deux visuels de couverture différents, l’un avec une photo du Mimbeau au Cap-Ferret, l’autre avec une photo du Banc d’Arguin prise depuis la Dune du Pilat. Vous pourrez acheter ou offrir la version qui vous convient le plus selon vos affinités avec le Nord ou le Sud Bassin…
Son prix sera de… 20 euros seulement. C’est vraiment le petit livre mignon, d’ une belle finition, qu’on a envie d’emmener partout avec soit pour avoir en permanence son « petit paradis » à portée de regard et à un prix très doux. Idéal aussi pour un petit cadeau, une petite intention.
Mais ce n’est pas tout. Pris dans les tourments du conflit avec la Mairie d’Arcachon ces deux dernières années, je n’avais pas sorti de calendrier en 2012. Manque d’énergie et d’inspiration en étaient les causes. Cette année, je me rattrape en vous proposant dans quelques jours, non pas UN, mais DEUX calendriers 2013 ! L’un contient des nouvelles photographies de paysages variés, l’autre est composé exclusivement de photos du Bassin prises sous la Pleine Lune. Il n’y aura que 1000 exemplaires de chaque mis en vente, ne passez pas à côté. C’est cet été qu’il faudra l’acheter !
Toutes ces nouveautés devraient être dans les points de vente fin juin. Vous pourrez également me les commander directement dans quelques jours. Je vous communiquerai les détails dans un prochain post.
La plupart des gens ne savent pas quelles sont les étapes de la fabrication d’un livre, d’un magazine ou d’un calendrier.
J’ai profité de mes 3 jours passés à l’imprimerie Escourbiac pour prendre quelques photos avec mon iphone et vous faire partager les coulisses de l’impression de mon prochain livre et de mes deux calendriers 2013.
La première étape est bien sûr de réfléchir au concept, au format, à la qualité du papier, au nombre de pages, et bien sur au nombre d’exemplaires à imprimer. Pour toutes ces étapes il est primordial d’avoir un bon interlocuteur, créatif, imaginatif et qui possède une bonne connaissance des différents papiers et supports. Si en plus, votre imprimeur possède une fibre artistique, photographique, il sera d’autant plus en mesure de vous donner des conseils utiles. C’est pour cela que je travaille régulièrement avec l’imprimerie Escourbiac située dans le Tarn.
J’ai travaillé pour la première fois avec cet imprimeur pour ma collection de cartes postales haut de gamme, en 2005. A l’époque, j’avais signé un contrat avec un éditeur auquel j’avais imposé de pouvoir choisir moi-même l’imprimeur. Un labo photo à Toulouse m’avait conseillé Escourbiac. Ils venaient de remporter pour la deuxième fois le Quadra d’Or, une récompense nationale. Comme tout s’était bien passé et que le contact fut bon, je leur ai alors proposé de me faire une proposition pour un livre photo. Souvenez-vous, c’était en 2007 pour mon livre « Rencontre avec la lumière ». Ils m’avaient proposé ce format panoramique, difficile à réaliser mais tellement original. C’était un véritable défis. C’est à l’occasion de l’impression de ce premier livre que j’ai pu mesurer l’importance d’avoir de bons partenaires et de se sentir à l’aise avec les différents collaborateurs de l’entreprise. Trois années plus tard, j’ai donc imprimé mon deuxième livre Balade en Altitude chez eux, ainsi que deux calendriers. Pourquoi changer de crèmerie quant on est satisfait du travail et du relationnel ?
< (de gauche à droite) : le petit dernier « Mon petit Paradis » (juin 2012), « Balade en Altitude » (juin 2010), « Rencontre avec la lumière » (juin 2009)
Pour moi, il est hors de question d’aller imprimer en Espagne, en Italie, en Pologne ou même… en Chine ! Un de mes confrères photographe du Bassin l’a fait et il a vu le résultat ! Il est revenu déçu et je dois dire que la qualité d’impression et de façonnage de son livre ne sont pas à la hauteur de la beauté de ses photos. C’est bien dommage.
Je suis aussi très attentif au respect de l’environnement, d’autant plus dans le domaine très polluant qu’est l’imprimerie offset. Escourbiac est labellisé Imprim’Vert et utilise des papiers PEFC et FSC. Pour moi c’est important.
Un bon imprimeur saura donc vous conseiller quant au choix du format et il optimisera au maximum le coût en jouant sur la surface du papier.
La deuxième étape consiste à réaliser la maquette. Trois options s’offrent à vous : confier votre projet au maquettiste de l’imprimeur (ce qui peut être un choix judicieux), engager un graphiste free-lance, ou le faire soit même, mais là attention ! mieux vaut s’y connaître un minimum car il ne s’agit pas de réaliser un diaporama sur power point ou une note de service sur Word ! L’impression offset ne pardonne pas l’erreur et il y a des normes à respecter scrupuleusement.
< le maquettiste réalise la mise en page sur Indesign ou Quark X press
Pour un photographe, il y a un point important à ne surtout pas négliger : la chromie. Il s’agit de l’opération délicate du passage de vos images RVB en CMJN. Gare aux surprises ! La perte de nuance, de profondeur, peut vous déprimer si vous êtes un puriste. C’est pourquoi, le responsable de la chromie doit être un grand chef ! Chez Escourbiac, je suis en sécurité avec Christophe. Au fil du temps, nous avons accordé nos violons et nous travaillons désormais très efficacement. Encore une bonne raison de ne pas changer de crèmerie. Mais on a beau avoir un bon partenaire, il faut savoir être philosophe car certaines images sont parfois irrécupérables en CMJN. Cela est notamment le cas pour des paysages comportant des ciels bleus profonds… justement ma spécialité ! mais bon… on ne m’a jamais dit que ce serait facile…
< Christophe, responsable de la Chromie passe mes photos « à la moulinette »
Une fois la maquette terminée et le PDF définitif exporté, un opérateur va réaliser l’imposition, c’est à dire organiser votre fichier PDF sur une plaque pour réaliser la gravure.
Mais avant de graver les plaques d’aluminium, il va vous sortir ce qu’on appelle « un traceur ». Il s’agit d’imprimer votre livre sur une imprimante jet d’encre en basse définition, de couper les pages et d’assembler les cahiers, pour leur donner la forme du livre fini. Ainsi vous pourrez tout re-vérifier une ultime fois, que ce soit la mise en page, les « coquilles » ou les fautes d’orthographe. Et croyez moi, cette étape n’est pas à négliger. En effet, c’est toujours à ce moment là que l’on se rend compte d’énormités qu’on avait laissé passé. Un écran d’ordinateur, aussi grand et aussi bon soit-il ne permet pas une lecture avec suffisamment de recul pour débusquer les erreurs.
< Ali réalise « l’imposition » des pages
< le traceur
< Jean-Louis découpe et assemble les épreuves basse def du traceur
Une fois que vous aurez lu, relu et relu encore, vous devrez vous engager en signant le BAT. A partir de ce moment là, la machine est lancée.
< les épreuves traceur des calendriers et du livre sont prêts. Il n’y a plus qu’à tout vérifier et à signer le Bon à Tirer…
Puis, les plaques sont gravées et rejoignent le « conducteur machine », c’est à dire l’opérateur qui va imprimer vos 1000, 2000, ou 4000 exemplaires. Mieux vaut bien s’entendre avec lui. Personnellement je mets un point d’honneur à être présent au « calage » des couleurs. C’est fatiguant car cela dure longtemps (ils travaillent en 3×8), dans une atmosphère industrielle, avec du bruit. Il faut aussi savoir être patient car l’opérateur a tout un travail de préparation avant de lancer l’impression et il faut recommencer à chaque changement de plaque.
< Les plaques en aluminium sont gravées. Une pour chaque couleur : Cyan, Magenta, Jaune et Noir
< William Bastou, conducteur machine chez Escourbiac.
Pour mon livre et mes deux calendriers, je vais travailler avec William et José. Je commence avec William qui avait déjà travaillé sur mon livre Balade en Altitude et sur mon calendrier 2011. Il sort une première page (en réalité, à chaque fois qu’il lance une page, c’est 20 à 50 pages qui sortent et qui partent ensuite à la poubelle de recyclage), il la pose sur le plan de travail, on regarde ensemble, il fait des mesures, et on fait des choix : plus de bleu, moins de jaune, plus de noir… il faut être capable de faire des choix et des concessions car ce que l’on gagne d’un côté on peut le perdre de l’autre. Une fois qu’on est « calé » , je signe le BAT et il lance les 4000 pages ! C’est cette opération de calage des couleurs qui fera la différence entre un livre correctement imprimé et un livre superbement imprimé ! Moi je ne suis pas, comme dirait un ami réalisateur, un « enculeur de mouches » mais je suis un perfectionniste et un puriste. Alors impensable de ne pas mettre mon grain de sel dans cette histoire.
< le genre de machine qui vaut 1 Million d’euros…
< je signe le BAT. C’est partit pour 2000 exemplaires du calendrier ! Allez, on « roule » !
Il faut environ une journée et une nuit pour imprimer un de mes livres. On ne dors pas beaucoup, on est fatigué, mais soulagé et impatient de recevoir le « bébé » enfin terminé.
Chez Escourbiac, ils ont deux machines et cette fois-ci, j’ai la chance d’imprimer mon livre en même temps que Gregory Wait, photographe australien vivant en Normandie et qui n’est autre que le lauréat de la Photo de l’Année 2012 en catégorie paysages. Il est en train de faire imprimer un livre en bichromie (c’est à dire en Noir et Blanc). C’est toujours plaisant de pouvoir échanger avec un confrère, d’autant plus quand il est sympa.
< avec le photographe australien Greg Wait
< les palettes de pages s’accumulent.
Après le travail de l’impression, il y a encore le vernis sélectif (option), le découpage au massicot, la reliure (souvent effectuée chez un relieur sous-traitant), l’emballage et l’expédition. Des opérations qui prennent encore quelques jours, voir quelques semaines.
Puis, le camion arrive avec ses palettes de cartons remplis de livres. Il ne reste plus alors qu’à distribuer les libraires et les différents points de vente et à les convaincre de mettre en avant votre « bébé » dont vous êtes si fier. Car maintenant que vous avez travaillé jour et nuit pondant des semaines, voir des mois, fait un chèque de 20 000 ou 50 000 euros à l’imprimeur, il faut le vendre ce livre !
Mais ça… c’est une autre histoire…
La vente aux enchères organisée par l’Agence de communication bordelaise Exigences au profit de la Banque Alimentaire, s’est donc déroulée jeudi 10 mai en soirée dans le hangar de l’association caritative.
15 artistes bordelais ont confié 47 oeuvres afin de permettre le financement d’un camion frigorifique.
Animée par le Commissaire Priseur Alain Briscadieu, la vente a débuté à 20h00 devant un public éclectique d’amateurs d’Art, de chefs d’entreprises bordelais et de bénévoles associatifs.
Un bilan positif puisque la quasi totalité des oeuvres ont trouvé acquéreur.
Mes 4 photographies sont toutes parties au dessus de leur prix de réserve, ce qui a permis à la Banque Alimentaire de Bordeaux de récupérer 1200 €
Ce fut assez étonnant pour moi de voir mes photographies se vendre en dehors du contexte de ma galerie.
Je remercie les organisateurs de m’avoir proposé de participer à cette opération. Une expérience intéressante que j’espère bien renouveler.
Je vous propose cette petite vidéo de la vente de mes 4 photos.
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xqrd3i_vente-aux-encheres_creation[/dailymotion]
Depuis le temps que j’aurais dû m’en occuper ! mais cette fois c’est fait.
J’ai entièrement refait mon site internet avec des rubriques plus adaptées, mais surtout une mise à jour des collections.
Vous allez donc enfin pouvoir découvrir les collections Bassin d’Arcachon 2010 et 2011, mais aussi les collections Cape Cod & the islands, l’Ouest Américain, la Côte Basque, et Full Moon.
N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, sachant que ce site est provisoire. En effet, je compte en confier l’amélioration à un(e) web designer très prochainement.
Après quelques mois de silence (du moins sur ce blog), me voici de retour avec quelques bonnes nouvelles.
Tout d’abord, je vous annonce que j’ai trouvé un nouvel espace d’exposition et de vente permanent sur Arcachon. J’ai en effet passé un accord de partenariat avec la magnifique et toute nouvelle Galerie Letessier qui se trouve sur le front de mer d’Arcachon, sous l’ancien Grand Hôtel, entre la Jetée Thiers et la Jetée Legallais.
L’endroit est plus facile d’accès que le nouveau centre ville et vous pourrez vous y garer plus facilement (où au moins stationner le temps de charger la voiture). Sur plus de 600 m2, la Galerie Letessier est à la fois une galerie d’Art et un magasin de meubles de grands designers. Une pièce de 20 m2 est entièrement dédiée à mes photos. Je l’ai aménagé exactement comme mon ancienne galerie de l’avenue Gambetta. Vous ne serez donc pas trop dépaysés…
J’ai travaillé tout l’automne pour mon prochain livre (qui sortira en juin) et j’ai donc réalisé une nouvelle collection de photos, que vous pourrez donc découvrir dès samedi.
L’autre bonne nouvelle, c’est la mise en place d’une nouvelle finition : le face-image plexi 10mm sur tôle aluminium. Le résultat est bluffant ! Cette finition, beaucoup plus délicate et donc aussi plus coûteuse, est destinée uniquement aux grands formats carrés et panoramiques.
L’inauguration/vernissage est samedi 14 avril de 18h00 à 20h00. Vous êtes donc cordialement invités. Notez qu’à 19h00, j’animerai une petite présentation de mon matériel photographique et de ma technique de prises de vues.
Vous pourrez également lors de ce vernissage admirer les oeuvres d’une peintre-créatrice de talent : Vicente. L’artiste sera présente.
La Galerie Letessier est ouverte toute l’année.
son site : www.galerieletessier.fr
son téléphone : 05 56 83 51 01