Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit un coup de gueule sur ce blog !
Mais aujourd’hui plus que jamais, il faut que je vous parle de ce qui est en train de se passer. Car dans quelques jours, et l’indifférence générale, l’enquête publique concernant le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) va se terminer. Alors j’entends déjà vos réflexions :
» mais c’est quoi encore ce truc , le SCOT ? » , « pourquoi il vient nous emmerder avec ça ? nous on veut juste qu’il continue de nous faire des belles photos de notre petit paradis et qu’il arrête de nous gonfler avec la politique et l’écologie ! »
Sauf que… notre « petit paradis », le votre, le mien, celui de ceux qui vivent ici et de ceux qui viennent en week-end, en vacances, ou pour se ressourcer, et bien figurez vous qu’il va crever !!! Le mot est fort me direz vous ? et surtout vous devez penser qu’une telle mauvaise nouvelle, forcément vous l’auriez vu venir, vous seriez au courant, la presse en parlerait… et bien NON. Cette fois-ci encore, nos élus ont bien réussi leur coup !
Pourtant je vous en parle depuis longtemps du SCOT. Souvenez-vous il y a 4 ans, ici, sur ce blog, j’avais écrit un billet qui s’intitulait : « Mon rêve brisé ». C’était ce fameux soir au retour d’une réunion publique organisée par le Sybarval (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre) à laquelle j’avais assisté. C’est ce soir là que j’ai découvert ce qui était en train de se passer, ce que les élus étaient en train de « comploter » pour définir l’avenir de ce territoire, de notre « petit paradis » comme nous aimons tous nous vanter. Pourquoi j’utilise le verbe « comploter » ? et bien parce-que j’estime que chaque habitant des 17 communes du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre, aurait dû être personnellement informé qu’un projet de Schéma de Cohérence Territorial qui allait définir l’avenir de notre territoire était en cours d’élaboration. Chaque maire aurait dû nous le faire savoir par un courrier et nous inviter au débat.
L’année dernière je vous ai proposé mon documentaire » Un paradis Menacé » que beaucoup d’entre vous ont vu, revu, et partagé sur les réseaux sociaux. Je croise encore régulièrement des personnes qui me remercient de leur avoir montré la face cachée du Bassin. Certains me disent: » je suis né ici, j’y ai toujours vécu et je n’étais pas au courant de ce que vous nous avez montré dans votre film »… Avaient-ils remarqué qu’à la fin du film j’évoquais justement le projet de SCOT ?… Malheureusement peu de citoyens vivant sur le Bassin ou le fréquentant s’intéressent à la façon dont ce territoire est géré. Alors, nos élus en profitent. Et c’est bien ce qu’ils ont fait pour le SCOT. Ils ont défini presque secrétement ce que sera le pays du Bassin d’Arcachon-Val de l’Eyre d’ici à 2030. Il y a bien eu quelques réunions publiques d’information mais qui l’a su ? y a t-il eu une volonté d’informer les citoyens ? de les inviter au débat ? ABSOLUMENT PAS !
Alors maintenant, lisez bien attentivement ce que je vais vous dévoiler :
Cet été les élus ont voté à la majorité + une voix le projet de SCOT élaboré depuis 4 ans avec l’aide d’une étude qui aura coûté aux contribuables du Bassin plus de 1 million d’euros ! Ce projet définit précisément ce que sera le Bassin d’ici à 2030. Voici en résumé ce que cela dit :
– 4400 hectares supplémentaires seront ouverts à l’urbanisation. Ceci correspond à 34 % en plus de l’espace déjà urbanisé.
– Il est prévu de construire de 38 000 à 50 000 logements supplémentaires
– les centres villes et centre-bourg seront densifiés (cela signifie qu’en lieu est place d’une maison on construira un immeuble de plusieurs étages avec des parkings)
– Des nouvelles zones industrielles et commerciales seront créées afin d’y implanter encore plus de grandes surfaces
– Cela provoquera l’installation de 110 000 à 200 000 habitants supplémentaires (données fournies par l’Etat) sur un territoire qui compte déjà 140 000 âmes et dont la démographie a déjà doublé ces 20 dernières années !
Je pourrais continuer la liste des aberrations que nous ont concocté nos élus mais vous n’auriez pas la patience de les lire jusqu’au bout. Alors si vous voulez plus de détails, je vous recommande de vous rendre sur le site du Sybarval, censé informer les citoyens et fournir tous les documents qui dépendent du domaine public. Et là je vous souhaite bien du courage ! car il en faut pour s’y retrouver sur ce site ! allez-y, juste pour voir, et dîtes moi si vous y comprenez quelque chose ? A moins d’être un expert ou d’être passionné par le sujet, c’est juste IMPOSSIBLE de comprendre quoi que ce soit. De là à dire que cela est fait exprès…
Tout a été conçu pour éloigner le citoyen du débat et faire passer la pilule en douceur et surtout en toute discrétion.
Et la presse locale dans tout ça ? elle en a pourtant parlé régulièrement du SCOT. Mais jamais de véritable article de fond, pas d’enquête, pas d’investigation… comme d’habitude quoi ! résultat le sujet est passé totalement inaperçu.
Quelles seront les conséquences ?
Si le SCOT est validé, ce sera irrévocable.
Vous imaginez bien que les grands groupes de promoteurs immobiliers sont déjà prêts à faire couler le béton. Les projets sont dans les tiroirs et n’attendent que le feu vert. Alors, les buldozers viendront labourer les jardins et les espaces boisés, feront tomber les petites villas arcachonaises, les grues pousseront comme des champignons et les immeubles sortiront de terre. Il faudra de nouvelles routes, de nouveaux ronds-points, des nouvelles écoles, des nouvelles salles de sport, bref de nouvelles infrastructures. Le territoire deviendra pendant 10 ans un vaste chantier tel que les habitants et les commerçants d’Arcachon l’ont connu pendant les travaux de la fameuse ZAC (vous savez, ce que certains appellent: Disneyland !). Les embouteillages seront permanents et ce que nous appelons tous « Notre petit Paradis » deviendra juste un ENFER !
Une fois la la pompe à fric lancée il sera impossible de l’arrêter.
Comme prévu, une nouvelle population viendra donc s’installer autour de ce magnifique plan d’eau. Des gens qui viendront de Bordeaux et de la CUB, de Paris , d’un peu partout. Car qui ne rêve pas d’habiter au bord de la mer ? qui ne rêve pas d’avoir sa maison, son bateau ? d’aller surfer quelques vagues le matin avant d’aller au boulot, ou de se donner rendez-vous avec quelques amis pour un petit apéro sur la plage après le boulot ? qui ne rêve pas d’aller en famille ramasser les cèpes en automne dans la forêt ? n’est-ce pas égoïste de dire à ceux qui n’ont pas encore accomplit ce rêve que c’est trop tard, qu’il n’y a plus de place, qu’il fallait venir avant ! ?
Vivre sur le Bassin, comme partout en Europe est un DROIT. Nul besoin de visa ou d’autorisation des « locaux » pour s’y installer. Et heureusement.
En revanche, ce n’est pas pour autant un acquit ! comme tous les endroits prisés, il se mérite. Et être né sur le Bassin, y avoir eu une famille installée depuis toujours ne donne pas plus de droits qu’aux autres. Il va falloir la mériter sa place au « Paradis » ! Personne n’échappe à la règle, ni ici, ni ailleurs.
Ceux qui affirment qu’en construisant 38 000 logements en plus les prix vont baisser, se trompent complètement. Car il y aura toujours plus de demandes que d’offres. Donc non seulement cela ne résoudra en rien les difficultés de logement pour les plus modestes mais cela aura des conséquences irréversibles sur l’environnement et la qualité de vie.
S’engager dans un processus de développement qui fera passer la population du Bassin et du Val de l’Eyre de 140 000 à plus de 300 000 habitants c’est mener le Bassin tout droit à son asphyxie ! C’est détruire à petit feu un environnement extraordinaire qui est la base de son succès. C’est mettre en danger les activités économiques qui dépendent directement de cette nature généreuse, et en particulier l’ostréiculture, c’est dégrader la qualité de vie de ceux qui sont déjà là… et de ceux qui vont arriver. Au final, nous sommes tous perdants !
Savez vous par exemple qu’il faudra changer les 80 km de collecteurs des eaux usées pour un coût de 1 million d’euros du Km ?! qu’il faudra une ou deux nouvelles stations d’épuration à 50 Millions d’euros l’unité ?!
Arriverons nous à fournir suffisamment d’électricité, d’eau potable, de réseau internet, de produits frais ? arriverons nous à gérer les déchets d’une population qui aura plus que doublé ? et croyez vous vraiment que nous pourrons continuer à jouir de notre liberté de déplacement sur des des lieux naturels remarquables ? Savez-vous que chaque été, l’air de la ville d’Arcachon est plus pollué par les particules fines des gaz d’échappement que celui de Bordeaux ?
Chaque été j’entends les locaux se plaindre de la période estivale : » ah vivement qu’ils s’en aillent les touristes, on n’en peu plus ! » . Imaginez juste que si le scénario proposé (pour ne pas dire imposé) par nos élus est mis en application, ce seront les mêmes nuisances… TOUTE L’ANNEE !
Comme vous pouvez le ressentir, je suis très en colère.
Il reste encore un espoir d’empêcher ce massacre : exprimer notre avis défavorable au commissaire enquêteur de l’Enquête Publique. Car figurez-vous que nous sommes en plein dedans ! comment ? vous ne le saviez pas ? c’est normal puisque là encore nos élus n’ont pas souhaité vous en informer !
Vous avez donc jusqu’au 4 février pour exprimer votre avis sur le registre du SCOT dans l’une des 17 mairies du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre.
Si vous avez la flemme de vous déplacer, où tout simplement pas le temps. Vous pouvez m’envoyer votre lettre et je me chargerais de la remettre au commissaire enquêteur le 31 janvier au siège de la COBAS à Arcachon.
Cela ne vous prendra que 5 minutes pour lire le modèle, l’adapter avec vos mots à vous, coller un timbre sur l’enveloppe et me l’envoyer. 5 minutes de votre précieux temps pour participer à sauver le Bassin. Vous lui devez bien ça non ?
Dîtes vous bien que chaque avis va compter !
Tous les renseignements et le modèle de lettre sont sur ce lien :
Cette semaine, pour bien commencer l’année, j’ai eu la chance de participer à un tournage pour l’émission « Météo à la Carte » animée par Laurent Romejko et Marine Lavigne et diffusée tous les jours à 13 h sur France 3 (en national).
Le journaliste Frédéric Maurice et son cadreur Sébastien (qui est né sur le Bassin) ont souhaité mettre le Bassin d’Arcachon à l’honneur avec plusieurs reportages. Parmi les différents sujets, un reportage de 6 minutes sur mon pilote d’ULM et ami Michel Boudigues et notre collaboration. Nous évoquons la Photo Aérienne La Plus Longue du Monde que j’ai déroulé sur le tarmac de l’aérodrome pour l’occasion. Puis nous avons survolé le Bassin pour prendre à nouveau en photo le fameux banc de sable en forme de coeur qui s’est formé à Arguin. Seb, la cadreur avait embarqué à bord de l’ULM jaune d’Olivier Chaldebas pour nous filmer en vol mais aussi pour compléter ses prises de vues qui lui serviront à illustrer les autres sujets de l’émission dont un sera consacré à l’Ile aux Oiseaux.
Ce fut pour moi une fois de plus un plaisir de participer à un tournage puisque, vous le savez, j’ai démarré ma carrière professionnelle dans l’audio-visuel avant de devenir photographe un peu par accident.
Je vous préviendrais de la diffusion qui devrait se faire dans environ deux semaines.
et quelques semaines plus tard… voici le reportage !
[youtube]http://youtu.be/P21xBeMHDG0[/youtube]
A toutes et à tous, je vous souhaite une très bonne Année 2013 !
J’ai pris cette photo lors du dernier vol ulm de l’année 2012 effectué avec Michel Boudigues le 31 décembre. Ce fut un vol amical et donc sans appareil photo, juste pour le plaisir de survoler le Bassin ensemble. Mais quand nous avons survolé le Banc d’Arguin je n’ai pas pu m’empêcher de dégainer mon iphone et de photographier ce coeur qui vient de se former à l’extrémité sud du Banc d’Arguin.
A très vite en 2013 pour de nouvelles aventures photographiques !
Dans quelques jours ce sera Noël. Je prédis de la neige sur le Bassin 😉
Si vous cherchez des idées de cadeaux j’ai ce qu’il vous faut :
Mes livres et calendriers sont disponibles chez tous les libraires et points presse du Bassin, certaines grandes surfaces et bien sûr à la Galerie Letessier où j’expose mes photos. Si vous habitez à Bordeaux, vous trouverez mes livres chez Mollat.
Il est encore temps de me les commander par mon site, la livraison EST OFFERTE ! et vous pouvez me demander une dédicace personnalisée.
Je vous rappelle que mon dernier livre « Mon Petit Paradis » n’est qu’à 20 € et constitue donc un petit cadeau luxueux et original.
« Balade en Altitude » (49 €) était en rupture depuis quelques mois mais il est à nouveau disponible à la vente (notez que le DVD n’y est plus mais tous les reportages qu’il contenait sont désormais visibles gratuitement sur Dailymotion.)
Quant à mon premier livre « Rencontre avec la lumière » il n’en reste plus que quelques-uns en stock et uniquement disponibles sur mon site internet (49 €).
Concernant les calendriers, si vous souhaitez acquérir le spécial « Full Moon » dépêchez vous, il n’y en aura bientôt plus et c’est donc l’ultime moment de posséder ce recueil de photos originales montrant le Bassin éclairé comme en plein jour par la seule lumière de la Pleine Lune ! Les amoureux du Bassin qui ne l’ont pas le regretteront plus tard, c’est certain.
Quant à mes photos, que vous étiez nombreux à m’acheter chaque année au moment de Noël, elles sont toujours disponibles à la Galerie Letessier. Nous avons mis en place des promos pour cette période, donc profitez-en ! (par exemple, il y a des livres et calendriers offerts pour tout achat de photo mais aussi des remises pouvant aller jusqu’à -50 % pour les photos sur plexiglass !
Les horaires de la Galerie sont : Mardi, Jeudi, Vendredi et Samedi, uniquement les après-midi de 14h à 18h (oui je sais c’est restrictif mais malheureusement je n’y peux rien…) Ventes possibles sur rdv pour celles et ceux qui ne pourraient pas se libérer pendant ces horaires. Je peux être présent pour vous aider dans vos choix, il suffit de me prévenir avant ! Tel : 06 61 63 52 62
Après les fêtes, je vous expliquerai quels sont mes projets pour 2013. En attendant, je vous souhaites de passer de bonnes fêtes de fin d’année en famille et entre amis.
Cela faisait 7 ans que je ne m’étais pas rendu au Salon de la Photo à Paris.
Je n’en ressentais pas vraiment le besoin puisque j’avais choisi de m’investir à 100 % dans mon propre domaine, une « niche » comme on dit, avec du matériel argentique moyen format déjà éprouvé, qui parvient à traverser fièrement les épreuves du temps sans se soucier des évolutions techniques désormais permanentes.
Mais cette année est différente des autres.
Outre les bouleversements survenus récemment dans ma propre activité, je ressent plus que jamais un profond malaise dans la profession.
Jamais l’évolution du matériel numérique et des réseaux sociaux n’aura eu autant de conséquences, positives ou négatives, chez les photographes professionnels, avec, cerise sur le gâteau, une crise qui n’en finit pas…
Ce métier est en train de changer. Et les règles sont désormais à re-définir.
C’est pourquoi j’ai décidé d’aller passer un peu de temps au Salon, Porte de Versailles à Paris.
Quelles sont les nouvelles tendances ? quel matériel pourra désormais répondre aux nouveaux besoins des photographes ? vers quelles spécialités devons-nous nous tourner ?
Tant de questions auxquelles j’espérais trouver des réponses, ou du moins quelques pistes…
Me voici donc à l’entrée du Salon vendredi matin, au 2 ème jour d’ouverture, accompagné de l’ami parisien ET ferret-capien : le très célèbre Jacques Froissant, bloggeur du bassin avec le blog du cap-ferret et, accessoirement, fondateur de altaide.
La particularité du Salon de la Photo est qu’il n’y a pas de journée réservée aux professionnels. Je découvre donc des allées et des stands remplis de photographes amateurs, pour la plupart constitués de ceux que les marques de matériel photo appellent les « experts ». En général ces amateurs en savent plus que les vendeurs eux mêmes car ils s’abreuvent de tests dans les magazines consacrés à la photographie. Et ils sont toujours ravis de monopoliser un vendeur pour lui prouver leurs connaissances. Je les appelle aussi les « fnaqueurs » (dérivé de Fnac).
Toutes les grandes marques sont là : Canon, Nikon, Fuji, Olympus, Sigma, Leica, Tamron, Hasselbald… d’autres sont représentées par leurs distributeurs multimarques. c’est par exemple le cas de Mamiya (la marque de mes appareils moyen format).
Il y a aussi toute une allée consacrée aux entreprises qui proposent le façonnage de livres et de books à partir de tirages numériques, comme Blurb qui avait un petit stand mais très bien animé par des jeunes compétents.
Il y a bien entendu un stand Adobe et un autre pour DXO, deux marques de logiciels incontournables, qui proposaient des démonstrations.
Puis, quelques stands d’accessoiristes sur lesquels je me suis attardé afin de dénicher ces petits accessoires qui nous manquent toujours au moment où on en besoin. Mais malheureusement je n’ai pas trouvé grand chose d’intéressant.
Il faut dire qu’avec tout ce monde il est difficile de se faire conseiller sur les stands. Les animateurs sont déjà fatigués au 2 ème jour et on les comprend, tellement ils sont assaillis par les « experts ».
Le photographe professionnel, qui lui doit trouver le temps de faire tous les stands, ne pourra pas faire la queue et en sera quitte pour trouver les renseignements sur la toile.
Je voulais notamment essayer le Fuji X Pro 1 : un appareil qui pourrait répondre à mes besoins quand je suis en voyage quand je souhaite prendre des photos sur le vif avec une qualité professionnelle. Autrement dit réaliser avec un véritable appareil ce que je fais régulièrement avec mon iphone et instagram ! Après avoir patienté 10 bonnes minutes pour approcher un modèle d’essai, je n’ai malheureusement pas pu trouver sur le stand Fuji de démonstrateur disponible. L’exemplaire que j’avais entre les mains était totalement déréglé et cela m’aurait pris un temps fou pour retrouver les fonctions et les comprendre. Il aurait aussi fallu que je puisse le tester avec d’autres optiques. Il s’agit tout de même d’un appareil qui vaut plus de 2000 € boitier nu !
Quel dommage que les marques n’aient pas pensé à déléguer un peu de personnel qui se serait consacré uniquement aux professionnels.
Au stand Hasselblad, il y avait une très belle Harley Davidson. On ne voyait qu’elle puisque les appareils, eux, étaient présentés dans des vitrines intégrées dans le comptoir et donc masquées par les badauds qui s’y étaient agglutinés. J’aurai trouvé intéressant qu’il y ait un studio équipé avec un photographe pouvant effectuer des démonstrations depuis la prise de vue jusqu’au traitement sur le logiciel dédié. Mais en ce qui me concerne, j’avais eu la chance qu’un représentant de la marque se déplace au printemps dernier sur le Bassin pour me faire essayer un modèle dans mes conditions de prises de vues habituelles.
Sur le stand Panasonic, deux rapaces bien vivants avaient été mobilisés pour servir de modèles aux « experts » qui pouvaient les prendre en photo sur les appareils montés sur pieds sur une estrade. Curieux…
Les coréens eux ont mis les moyens ! le stand Samsung est le plus grand, le mieux placé et le plus lumineux. Mais seulement voilà… il semble vide !
Juste en face, je retrouve avec plaisir le petit stand de mon imprimeur habituel : l’imprimerie Escourbiac, qui vient chaque année au contact des photographes professionnels. Mes livres du Bassin sont là aussi.
Chez Ricoh, une marque qui se bat depuis plusieurs années pour rebondir vers l’innovation, on présente des choses étonnantes comme un mur d’eau où les gouttes qui tombent créent des formes et des messages.
J’arpente les allées depuis une heure et je m’ennuies déjà… je tourne en ronds.
J’essaye de m’intéresser à quelques expos de photos et je suis surpris de constater qu’une des plus grandes superficie du salon est utilisée pour exposer des photos qui ne sont mêmes pas assez nettes pour supporter les formats de tirages présentés au public. Je n’ai pas trouvé une seule photo qui ait forcé mon admiration.
Heureusement, sur le stand Nikon, une voix attire mon attention. Il s’agit d’un jeune réalisateur qui donne une conférence sur le tournage en HD de son émission TV « Les Nouveaux Explorateurs » (Canal +) , avec du matériel photo. Il répond point par point à toutes les interrogations que l’on peut se poser sur l’utilisation récente de ce matériel pour de la vidéo ou du cinéma. Lui, il arrive à capter mon attention.
J’avoue que le sujet m’intéresse particulièrement…
Si l’évolution du matériel photo est effectivement en train de chambouler mon métier de photographe, il se pourrait également qu’elle me soit également salvatrice en me permettant de changer de cap. Où plutôt devrais-je dire revenir à mes premiers amours : le cinéma.
Car, comme vous le savez peut-être, c’est par cette passion du cinéma et de la vidéo qu’à commencé ma carrière professionnelle, il y a… plus de 22 ans !
Et justement, sur le Salon, j’ai rendez-vous avec une vieille connaissance : Lionel Fouré.
Il est le créateur et le très dynamique directeur et animateur de la web TV : VincennesTV.
Je suis né à Paris et j’ai vécu dans cette ville de Vincennes jusqu’à l’âge de 20 ans. Avec Lionel, alors que nous n’étions que des adolescents, nous tournions des courts métrages et des parodies d’émissions TV avec d’autres copains. Les hasards de la vie nous ont séparé et chacun a poursuivi sa route. Quelques 20 ans plus tard, grâce à Facebook, nous voici à nouveau réunis !
Lionel a insisté pour que je me prête à une petite interview qui s’est déroulée dans la bonne humeur qui retranscrit très bien l’ambiance de l’époque. Je vous laisse visionner cette rencontre fort sympathique (en trois parties)!
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xuyzzw_vincennes-du-boulevard-de-la-liberation-au-metier-de-photographe-stephane-scotto-raconte-depuis-le-s_creation[/dailymotion]
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xuz1fz_salon-de-la-photo-2012-toutes-les-tendances-et-nouveautes-de-la-porte-de-versailles-avec-stephane-sc_webcam[/dailymotion]
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xv134m_vincennes-stephane-scotto-un-talent-vincennois-qui-s-exporte-sur-le-bassin-d-arcachon_creation[/dailymotion]
La vidéo, le cinéma… c’est bien cela que je suis venu chercher sur ce salon. Depuis quelques temps, cette idée me trotte dans la tête. J’ai envie de m’y remettre à fond. J’ai surtout envie de réaliser et de produire. L’image figée ne me satisfait plus. Ce n’est pas pour rien que mes deux premiers livres étaient accompagnés d’un DVD avec des petits reportages, ce n’est pas pour rien non plus que je me porte toujours volontaire pour donner un coup de main sur le court métrage d’un copain, et ce n’est pas innocent si je vous propose régulièrement de visionner sur ma page facebook et mon compte Dailymotion des petits clips complémentaires à mes prises de vues photographiques. Cette passion ne m’a jamais quitté et j’ai toujours souffert de ne pas avoir pu m’épanouir dans la réalisation. A 13 ans, je me voyais en futur Spielberg ! ce n’est pas le genre de rêve qui peut s’oublier.
Maintenant, avec toute l’expérience acquise dans le cadrage, la composition, le style que je me suis forgé, et toutes les expériences que m’ont offerte la vie, je me sens enfin prêt… mais la route est encore longue et le terrain sera certainement très accidenté.
En poursuivant mes déambulations dans les allées bruyantes du Salon je rencontre quelques confrères : Philippe Maltète ami et photographe installé à Bordeaux, Frédéric Ruault, photographe à Arcachon, et Alexandra et Désirée, deux soeurs qui ont monté avec leur associé Toma Eloli une société de production web/vidéo à Bordeaux : « La Maison du Bonheur ». Elles viennent notamment de signer la vidéo bande annonce de la première conférence TedX de Bordeaux qui se déroulera le 1 er décembre prochain.
Je suis bien sûr allé saluer les fondateurs du magazine « Profession Photographe » et organisateurs du concours de la Meilleure Photo de l’Année sur leur stand. Et juste à côté, sur le stand de l’UPP (Union des Photographes Professionnels) j’ai passé un peu de temps à discuter sérieusement avec Philippe Roy, le Président de la section Aquitaine-Charente. Nous nous sommes promis de re-dynamiser le groupe avec des réunions plus fréquentes sur des thèmes plus optimistes.
Au final, le Salon de la Photo 2012 m’a un peu déçu. Je n’y ai pas trouvé grand chose de novateur et d’enthousiasmant, et j’y ai ressenti une atmosphère angoissée, voir tendue sur les stands de matériels destinés aux professionnels . Un pessimiste latent qui reflète très bien une période pleine d’interrogations pour la grande majorité des photographes.
Et bien voilà, ça y est ! Mon nouveau livre « Mon petit Paradis » et les deux calendriers 2013 sont disponibles dans tous les points de ventes du Bassin ainsi que par la vente en ligne sur mon site internet (frais de port offerts et dédicaces sur demande).
J’espère que vous apprécierez ce petit livre à la finition irréprochable, parfait pour un petit cadeau ou pour emmener votre « petit paradis » partout avec vous.
Livre : 20 €
Calendrier : 15 €
Les points de vente du Sud Bassin :
Arcachon : Librairie Générale, Librairie Thiers, Comptoir de la Mer, Galerie Letessier, Le Petit Mouss, Le Fontenoy (Abatilles) / La Teste : Le Bar de l’Océan (rond point de l’ermitage), Chez Thierry (à côté du Bal à papa), Librairie Lastenet (rue du Port), Culture Plus / Biganos : Culture Plus
Les points de vente du Nord Bassin :
Andernos: Maison de la Presse, Librairie Le Jardin des Lettres, Comptoir de la Mer / Ares : Espace Culturel Leclerc / Claouey : maison de la Presse à côté de Super U / Petit Picquey : l’Oasis / Le Canon : Maison de la Presse Ferrand Meynard / Cap Ferret : Maison de la Presse et Alice
Les points de vente de Bordeaux seront livrés dans les jours prochains…
Si vous n’êtes pas sur le Bassin, n’hésitez pas la vente en ligne via mon site internet (rubrique « books ») – paiement CB sécurisé via Paypal – ou par chèque adressé à Grand Angle Stéphane Scotto, 3 bis allée des Pins Verts 33470 Gujan-Mestras. J’offre les frais de port y compris pour les USA, le Canada, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et de nombreux autres pays du Monde.
Il y a 3 semaines, alors que mon livre « J’ai rêvé du Bassin » était en phase de finalisation de la maquette, j’ai dû prendre une difficile décision: annuler la sortie de cet ouvrage ambitieux et la reporter à une date ultérieure. C’est le contexte économique très préoccupant en Europe pour les mois à venir qui m’a conduit à ne pas investir la somme exorbitante que représente un livre d’un tel format, au risque de ne pas rentrer dans mes frais avant le mois d’octobre, ce qui m’aurait mis dans une situation embarrassante.
Il n’était pas question pour autant de ne rien faire. J’ai donc rapidement réfléchi à une autre possibilité : sortir à la place un petit livre qui me trottait dans la tête depuis déjà quelques temps. Un petit livre composé uniquement de photographies, les plus belles, très bien imprimées, sur du très beau papier, avec une jolie couverture, qui en ferai un petit objet collector southafrica-ed.com. Comme d’habitude j’ai pu compter sur les conseils d’Olivier Gaudefroy de l’imprimerie Escourbiac, et une fois la décision du format prise, j’ai travaillé jour et nuit pendant deux semaines pour réaliser la mise en page. Ce livre est au format 13×21 cm à l’italienne. Il fait 208 pages pour une épaisseur de 4 cm. La couverture est toilée et les titres sont gravés dans la toile. Il y aura deux visuels de couverture différents, l’un avec une photo du Mimbeau au Cap-Ferret, l’autre avec une photo du Banc d’Arguin prise depuis la Dune du Pilat. Vous pourrez acheter ou offrir la version qui vous convient le plus selon vos affinités avec le Nord ou le Sud Bassin…
Son prix sera de… 20 euros seulement. C’est vraiment le petit livre mignon, d’ une belle finition, qu’on a envie d’emmener partout avec soit pour avoir en permanence son « petit paradis » à portée de regard et à un prix très doux. Idéal aussi pour un petit cadeau, une petite intention.
Mais ce n’est pas tout. Pris dans les tourments du conflit avec la Mairie d’Arcachon ces deux dernières années, je n’avais pas sorti de calendrier en 2012. Manque d’énergie et d’inspiration en étaient les causes. Cette année, je me rattrape en vous proposant dans quelques jours, non pas UN, mais DEUX calendriers 2013 ! L’un contient des nouvelles photographies de paysages variés, l’autre est composé exclusivement de photos du Bassin prises sous la Pleine Lune. Il n’y aura que 1000 exemplaires de chaque mis en vente, ne passez pas à côté. C’est cet été qu’il faudra l’acheter !
Toutes ces nouveautés devraient être dans les points de vente fin juin. Vous pourrez également me les commander directement dans quelques jours. Je vous communiquerai les détails dans un prochain post.
La plupart des gens ne savent pas quelles sont les étapes de la fabrication d’un livre, d’un magazine ou d’un calendrier.
J’ai profité de mes 3 jours passés à l’imprimerie Escourbiac pour prendre quelques photos avec mon iphone et vous faire partager les coulisses de l’impression de mon prochain livre et de mes deux calendriers 2013.
La première étape est bien sûr de réfléchir au concept, au format, à la qualité du papier, au nombre de pages, et bien sur au nombre d’exemplaires à imprimer. Pour toutes ces étapes il est primordial d’avoir un bon interlocuteur, créatif, imaginatif et qui possède une bonne connaissance des différents papiers et supports. Si en plus, votre imprimeur possède une fibre artistique, photographique, il sera d’autant plus en mesure de vous donner des conseils utiles. C’est pour cela que je travaille régulièrement avec l’imprimerie Escourbiac située dans le Tarn.
J’ai travaillé pour la première fois avec cet imprimeur pour ma collection de cartes postales haut de gamme, en 2005. A l’époque, j’avais signé un contrat avec un éditeur auquel j’avais imposé de pouvoir choisir moi-même l’imprimeur. Un labo photo à Toulouse m’avait conseillé Escourbiac. Ils venaient de remporter pour la deuxième fois le Quadra d’Or, une récompense nationale. Comme tout s’était bien passé et que le contact fut bon, je leur ai alors proposé de me faire une proposition pour un livre photo. Souvenez-vous, c’était en 2007 pour mon livre « Rencontre avec la lumière ». Ils m’avaient proposé ce format panoramique, difficile à réaliser mais tellement original. C’était un véritable défis. C’est à l’occasion de l’impression de ce premier livre que j’ai pu mesurer l’importance d’avoir de bons partenaires et de se sentir à l’aise avec les différents collaborateurs de l’entreprise. Trois années plus tard, j’ai donc imprimé mon deuxième livre Balade en Altitude chez eux, ainsi que deux calendriers. Pourquoi changer de crèmerie quant on est satisfait du travail et du relationnel ?
< (de gauche à droite) : le petit dernier « Mon petit Paradis » (juin 2012), « Balade en Altitude » (juin 2010), « Rencontre avec la lumière » (juin 2009)
Pour moi, il est hors de question d’aller imprimer en Espagne, en Italie, en Pologne ou même… en Chine ! Un de mes confrères photographe du Bassin l’a fait et il a vu le résultat ! Il est revenu déçu et je dois dire que la qualité d’impression et de façonnage de son livre ne sont pas à la hauteur de la beauté de ses photos. C’est bien dommage.
Je suis aussi très attentif au respect de l’environnement, d’autant plus dans le domaine très polluant qu’est l’imprimerie offset. Escourbiac est labellisé Imprim’Vert et utilise des papiers PEFC et FSC. Pour moi c’est important.
Un bon imprimeur saura donc vous conseiller quant au choix du format et il optimisera au maximum le coût en jouant sur la surface du papier.
La deuxième étape consiste à réaliser la maquette. Trois options s’offrent à vous : confier votre projet au maquettiste de l’imprimeur (ce qui peut être un choix judicieux), engager un graphiste free-lance, ou le faire soit même, mais là attention ! mieux vaut s’y connaître un minimum car il ne s’agit pas de réaliser un diaporama sur power point ou une note de service sur Word ! L’impression offset ne pardonne pas l’erreur et il y a des normes à respecter scrupuleusement.
< le maquettiste réalise la mise en page sur Indesign ou Quark X press
Pour un photographe, il y a un point important à ne surtout pas négliger : la chromie. Il s’agit de l’opération délicate du passage de vos images RVB en CMJN. Gare aux surprises ! La perte de nuance, de profondeur, peut vous déprimer si vous êtes un puriste. C’est pourquoi, le responsable de la chromie doit être un grand chef ! Chez Escourbiac, je suis en sécurité avec Christophe. Au fil du temps, nous avons accordé nos violons et nous travaillons désormais très efficacement. Encore une bonne raison de ne pas changer de crèmerie. Mais on a beau avoir un bon partenaire, il faut savoir être philosophe car certaines images sont parfois irrécupérables en CMJN. Cela est notamment le cas pour des paysages comportant des ciels bleus profonds… justement ma spécialité ! mais bon… on ne m’a jamais dit que ce serait facile…
< Christophe, responsable de la Chromie passe mes photos « à la moulinette »
Une fois la maquette terminée et le PDF définitif exporté, un opérateur va réaliser l’imposition, c’est à dire organiser votre fichier PDF sur une plaque pour réaliser la gravure.
Mais avant de graver les plaques d’aluminium, il va vous sortir ce qu’on appelle « un traceur ». Il s’agit d’imprimer votre livre sur une imprimante jet d’encre en basse définition, de couper les pages et d’assembler les cahiers, pour leur donner la forme du livre fini. Ainsi vous pourrez tout re-vérifier une ultime fois, que ce soit la mise en page, les « coquilles » ou les fautes d’orthographe. Et croyez moi, cette étape n’est pas à négliger. En effet, c’est toujours à ce moment là que l’on se rend compte d’énormités qu’on avait laissé passé. Un écran d’ordinateur, aussi grand et aussi bon soit-il ne permet pas une lecture avec suffisamment de recul pour débusquer les erreurs.
< Ali réalise « l’imposition » des pages
< le traceur
< Jean-Louis découpe et assemble les épreuves basse def du traceur
Une fois que vous aurez lu, relu et relu encore, vous devrez vous engager en signant le BAT. A partir de ce moment là, la machine est lancée.
< les épreuves traceur des calendriers et du livre sont prêts. Il n’y a plus qu’à tout vérifier et à signer le Bon à Tirer…
Puis, les plaques sont gravées et rejoignent le « conducteur machine », c’est à dire l’opérateur qui va imprimer vos 1000, 2000, ou 4000 exemplaires. Mieux vaut bien s’entendre avec lui. Personnellement je mets un point d’honneur à être présent au « calage » des couleurs. C’est fatiguant car cela dure longtemps (ils travaillent en 3×8), dans une atmosphère industrielle, avec du bruit. Il faut aussi savoir être patient car l’opérateur a tout un travail de préparation avant de lancer l’impression et il faut recommencer à chaque changement de plaque.
< Les plaques en aluminium sont gravées. Une pour chaque couleur : Cyan, Magenta, Jaune et Noir
< William Bastou, conducteur machine chez Escourbiac.
Pour mon livre et mes deux calendriers, je vais travailler avec William et José. Je commence avec William qui avait déjà travaillé sur mon livre Balade en Altitude et sur mon calendrier 2011. Il sort une première page (en réalité, à chaque fois qu’il lance une page, c’est 20 à 50 pages qui sortent et qui partent ensuite à la poubelle de recyclage), il la pose sur le plan de travail, on regarde ensemble, il fait des mesures, et on fait des choix : plus de bleu, moins de jaune, plus de noir… il faut être capable de faire des choix et des concessions car ce que l’on gagne d’un côté on peut le perdre de l’autre. Une fois qu’on est « calé » , je signe le BAT et il lance les 4000 pages ! C’est cette opération de calage des couleurs qui fera la différence entre un livre correctement imprimé et un livre superbement imprimé ! Moi je ne suis pas, comme dirait un ami réalisateur, un « enculeur de mouches » mais je suis un perfectionniste et un puriste. Alors impensable de ne pas mettre mon grain de sel dans cette histoire.
< le genre de machine qui vaut 1 Million d’euros…
< je signe le BAT. C’est partit pour 2000 exemplaires du calendrier ! Allez, on « roule » !
Il faut environ une journée et une nuit pour imprimer un de mes livres. On ne dors pas beaucoup, on est fatigué, mais soulagé et impatient de recevoir le « bébé » enfin terminé.
Chez Escourbiac, ils ont deux machines et cette fois-ci, j’ai la chance d’imprimer mon livre en même temps que Gregory Wait, photographe australien vivant en Normandie et qui n’est autre que le lauréat de la Photo de l’Année 2012 en catégorie paysages. Il est en train de faire imprimer un livre en bichromie (c’est à dire en Noir et Blanc). C’est toujours plaisant de pouvoir échanger avec un confrère, d’autant plus quand il est sympa.
< avec le photographe australien Greg Wait
< les palettes de pages s’accumulent.
Après le travail de l’impression, il y a encore le vernis sélectif (option), le découpage au massicot, la reliure (souvent effectuée chez un relieur sous-traitant), l’emballage et l’expédition. Des opérations qui prennent encore quelques jours, voir quelques semaines.
Puis, le camion arrive avec ses palettes de cartons remplis de livres. Il ne reste plus alors qu’à distribuer les libraires et les différents points de vente et à les convaincre de mettre en avant votre « bébé » dont vous êtes si fier. Car maintenant que vous avez travaillé jour et nuit pondant des semaines, voir des mois, fait un chèque de 20 000 ou 50 000 euros à l’imprimeur, il faut le vendre ce livre !
Mais ça… c’est une autre histoire…
La vente aux enchères organisée par l’Agence de communication bordelaise Exigences au profit de la Banque Alimentaire, s’est donc déroulée jeudi 10 mai en soirée dans le hangar de l’association caritative.
15 artistes bordelais ont confié 47 oeuvres afin de permettre le financement d’un camion frigorifique.
Animée par le Commissaire Priseur Alain Briscadieu, la vente a débuté à 20h00 devant un public éclectique d’amateurs d’Art, de chefs d’entreprises bordelais et de bénévoles associatifs.
Un bilan positif puisque la quasi totalité des oeuvres ont trouvé acquéreur.
Mes 4 photographies sont toutes parties au dessus de leur prix de réserve, ce qui a permis à la Banque Alimentaire de Bordeaux de récupérer 1200 €
Ce fut assez étonnant pour moi de voir mes photographies se vendre en dehors du contexte de ma galerie.
Je remercie les organisateurs de m’avoir proposé de participer à cette opération. Une expérience intéressante que j’espère bien renouveler.
Je vous propose cette petite vidéo de la vente de mes 4 photos.
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